AperoVeilleLab : J-9

Le 20 mars prochain n’est pas seulement le dernier jour de l’hiver ! C’est aussi (et surtout) la date de la toute première rencontre du Veille Lab Ouest.

L’occasion aujourd’hui de faire le point, et de vous donner des infos complémentaires pour vous y rendre.

Quid des inscrits ?

Selon notre dernier bilan en date, une quarantaine de personnes se sont inscrites sur Viadeo ou sur ce blog, dont un tiers d’incertains.

Pour le moment (car les choses peuvent encore changer ;), les profils sont majoritairement issus de la veille et de la communication.
Origine : Nantes, Rennes, quelques Finistèriens mais aussi Paris !

Petits détails pratiques

Je suis allée en repérage à Nantes hier. J’ai tourné en rond une bonne dizaine de minutes avant de trouver Le Flesselles. Ceci dit, pas de panique, je fais partie des personnes totalement dénuées de sens de l’orientation ;)

Petit détail pratique donc : l’Allée Flesselles (où se trouve le bar) et le Cours Franklin Roosevelt ne font qu’un. Ou plus précisément, l’Allée Flesselles c’est le trottoir, et le Cours Roosevelt c’est la rue.
Facile diront certains… mais j’ai préféré indiqué ce détail.

Dernier point : nous nous rejoindrons dans la salle du haut. Notre rendez-vous se terminant à 13h, sachez qu’il est possible de se restaurer sur place pour une poignée d’euros (plat du jour maison d’après le patron du café, très sympathique par ailleurs).

N’hésitez pas à nous contacter Caroline et moi-même pour toute info complémentaire.

Au plaisir de vous voir le 20 mars !

A SAVOIR : Les personnes qui veulent encore s’inscrire peuvent le faire soit sur Viadeo, soit en laissant un commentaire sur ce billet (précisez votre nom, votre fonction et votre société).

Etude 2009 : pratiques de veille dans les entreprises bretonnes

L’Arist Bretagne vient de publier les résultats d’une étude complète qu’elle a mené sur les pratiques des entreprises bretonnes en termes d’intelligence économique, étude qu’elle a mené en collaboration avec plusieurs acteurs publics (l’Agence Economique de Bretagne, Bretagne Innovation, les CCI de Bretagne et la Mission de Coordination à l’Intelligence Economique).

On y apprend notamment que les principales difficultés rencontrées à la mise en place de stratégies de veille efficaces sont :

  • le manque de compétences en veille (29,2%),
  • les liens insuffisants entre veille et démarche prospective de l’entreprise (22,1%),
  • la définition des axes ou sujets de veille peu claire (18,1%),
  • la difficulté à mobiliser les collaborateurs à la culture de veille et de l’échange (17,7%),
  • le manque de vision stratégique au sein de l’entreprise (15,0%),
  • le manque d’engagement de la direction dans l’animation de la fonction de veille (10,2%),
  • l’absence de retour de la part des destinataires de la veille (8,4%).

D’ailleurs, seuls 11,9% d’entre eux affirment que la fonction de veille est bien structurée dans leur entreprise.

On y apprend aussi que :

  • 77,7% des entreprises bretonnes n’ont pas suivi de formation aux usages d’internet,
  • à l’inverse, celles qui ont été formées à ces usages sont plus nombreuses à déclarer avoir une démarche de veille structurée, mais aussi à utiliser davantage internet comme source d’information,
  • pourtant ils sont seulement 35% à penser que se former à ces usages pourrait les aider à être plus efficace en termes de veille,
  • 15,9 % des participants affirment consulter les réseaux sociaux, 11,9% les flux RSS ou encore 9,7% les outils de surveillance de pages web,
  • 8,8% déclarent contribuer à des services 2.0 dans le cadre de leur travail,
  • enfin 34,7% des entreprises interrogées surveillent leur image sur internet.

Et c’est donc sans surprise que seulement 19,9% des entreprises bretonnes interrogées sont pleinement satisfaites des outils de veille qu’elles utilisent.

Élément positif, ces entreprises souhaitent très majoritairement bénéficier d’un bilan personnalisé sur leurs pratiques en veille & IE (73,6%).
Le comité de pilotage de cette étude a d’ores et déjà détaillé les points sur lesquels il est important de travailler pour sensibiliser davantage les entreprises, avec notamment l’objectif de « rendre l’intelligence économique plus concrète et appropriable » ou encore de « créer une communauté d’entreprises autour de l’IE ».

A suivre !

L’IE en Amérique Latine : interview d’Adrian Alvarez

Adrian Alvarez est un professionnel argentin très actif dans le développement de l’intelligence économique en Amérique Latine. Il est notamment cofondateur de Midas Consulting, professeur en MBA en Argentine et au Brésil, mais aussi membre du bureau et secrétaire-trésorier de la SCIP.

Par ailleurs, il a reçu cette année le Catalyst Award de la SCIP, une récompense remise aux personnes qui ont eu un rôle important dans la promotion de l’intelligence économique et de la SCIP.

Adrian Alvarez écrit et donne régulièrement des conférences sur les thématiques de la stratégie et de l’intelligence économique en Argentine, au Brésil, au Chili, au Panama, aux Etats-Unis, en Espagne et en Italie.

Présentez-nous votre société, Midas Consulting…

Midas Consulting est une entreprise à taille humaine spécialisée dans le conseil en intelligence économique, en stratégie et en marketing dans toute l’Amérique Latine, mais aussi en Espagne et au Portugal.

Nous sommes une petite agence de conseils qui travaille avec de grandes entreprises au niveau mondial, la grande majorité d’entre elles sont des entreprises du Fortune 500.
Ces clients ont besoin d’interlocuteurs locaux qui comprennent leurs façons de penser et d’agir. Comme tous les associés de Midas Consulting ont occupé des fonctions de gérant ou de direction en Amérique Latine, nous pouvons faire le lien entre ces entreprises et leurs projets en local, mais aussi donner des recommandations concrètes puisque nous avons tous été confrontés aux problèmes qu’ils rencontreront dans cette région.

Quel est le projet le plus important que vous ayez mené à bien ?

Il est difficile de répondre à cette question, car je pense que tous les projets sont importants. Ils sont un peu comme mes enfants, j’essaye donc de leur apporter à tous la même attention.

S’il fallait en choisir un, ce serait le développement d’un de nos client dans 10 pays. Ce projet a d’autant plus d’importance qu’il nous a permis de mettre en place une méthodologie qui a profité à beaucoup d’autres clients.

Pouvez-vous nous décrire le contexte et la situation actuelle de l’IE en Amérique Latine ? Selon vous, quelles sont les évolutions à envisager ?

L’intelligence économique en Amérique Latine ne peut que progresser, pour la simple et bonne raison qu’elle n’en est qu’à ses débuts.
Cela signifie que de plus en plus d’entreprises mettent en place des départements IE, principalement parce-que les compétences se professionnalisent mais aussi parce-que les entreprises se rendent compte que l’IE se nourrit d’initiatives et d’efforts individuels (à l’exception du Brésil).

Je pense que les entreprises qui ont déjà un département IE y prennent goût, et qu’elles commenceront à appliquer des techniques de plus en plus avancées, comme les wargames ou la mise en place de cellules de veille proactives.

Le Brésil est un cas à part car ce pays se situe à un niveau de développement intermédiaire, et qu’il prend progressivement son envol.
Le nombre d’entreprises ayant un département IE est important. Ces départements se sont appropriés les techniques de bases, et sont en train de les dépasser.
Je crois que le nombre de conférences organisées sur ces thématiques n’ont plus seulement lieu dans les capitales économiques du pays (comme Sao Paulo ou Rio de Janeiro), mais aussi dans d’autres villes importantes comme Bello Horizonte (dans le Minas Gerais), ce qui est un élément révélateur d’une mobilisation et d’un niveau de développement plus avancé et fédérateur.

Quelles sont les attentes des entreprises latinoaméricaines ? Que pensez-vous de l’offre des professionnels dans ce domaine ?

C’est une question complexe car il faut différencier :

- La majorité des entreprises qui n’ont pas d’attentes dans ces domaines, n’ayant pas connaissance de l’existence de l’IE ;

- Les entreprises qui connaissent l’intelligence économique et qui s’impliquent ou se sont impliquées dans ce domaine.
Il y a à nouveau deux cas de figure :

a) Si le département IE n’apporte pas de valeur ajoutée à la gestion de l’entreprise, celui-ci va en général disparaitre, et ces entreprises n’auront plus d’attentes particulières en termes d’IE ;

b) Dans le cas où le département IE apporte de la valeur ajoutée : celui-ci aura davantage de moyens et aura un meilleur positionnement général, même s’il devra continuer à faire ses preuves et à répondre à des attentes de plus en plus importantes.

Et ceci partant du principe que la crise (sauf dans le cas du Mexique) a été moins importante en Amérique Latine que dans le reste de monde.

On peut dire que les attentes concernent ;

  • l’amélioration des échanges en interne (pour que le reste de l’entreprise collabore avec le département IE),
  • le développement de la veille proactive pour mieux détecter les opportunités et diminuer les menaces,
  • l’utilisation de techniques de plus en plus avancées, comme les wargames.

Il convient de souligner qu’une poignée de petites entreprises essayent elles aussi de développer des département IE.

Concernant l’offre de services, celle-ci est limitée : il n’y a presque pas d’agence de conseils dans ce domaine, et parmi celles-ci certaines ont peu d’expérience car, soit elles ont été créés par des universitaires qui manquent de pratique sur le terrain, soit par des personnes spécialisées dans d’autres domaines et qui se tournent vers l’IE par nécessité.

Cela va sans dire que les entreprises qui proposent ce type de service à l’international se comptent sur les doigts de la main.

Selon vous, quels sont les outils et les compétences qui font la différence ?

Pour ce qui est des compétences, je pense qu’avoir un esprit d’analyse et proactif sont des qualités indispensables. En ce qui nous concerne, nous demandons aussi que les futurs membres de Midas Consulting aient de grandes qualités relationnelles, car les marchés en Amérique Latine sont en général assez fermés. Il faut donc aller chercher les informations, notamment via des techniques d’investigation.

Quant aux outils, je crois qu’il faut en connaitre et en avoir testé un nombre important pour pouvoir comparer leurs applications, leurs forces et leurs faiblesses, mais aussi bien entendu pour ne pas faire de mauvais choix.

Mes techniques favorites sont : la mise en concurrence d’hypothèses, les scénarios, les facteurs clés de succès, les 5 forces et l’analyse VRIO.
Il en existe bien d’autres, certaines sont très populaires mais sont bien souvent mal appliquées, comme par exemple la matrice de BCG, le SWOT ou le PEST.

Cette interview a été traduite de l’espagnol, pour ceux qui voudraient lire l’original, n’hésitez pas à me le faire savoir en laissant un commentaire !

ApéroVeilleLab Ouest : Rendez-vous le 20 mars à Nantes !

J’en avais brièvement parlé sur ce blog, Caroline Thibault l’avait annoncé dans son interview sur Veille & TIC, et désormais vous pouvez vous inscrire :

Le premier ApéroVeilleLab Ouest aura lieu le 20 mars 2010 au bar Le Flesselles à Nantes de 10h à 13h!

Comment vous inscrire? Deux possibilités :

- Laissez un commentaire sur ce billet, en laissant votre nom, votre société et votre fonction.
- Vous inscrire à cet évènement sur Viadeo.

L’ApéroVeilleLab, c’est quoi?

La première rencontre ApéroVeilleLab a eu lieu à Paris le 3 décembre dernier. Organisée par le Veille Lab, réseau de professionnels de l’information, celle-ci regroupe aujourd’hui les PotBlogsIE et PotVeille.

L’objectif ? Se rencontrer, partager et échanger entre professionnels dans un cadre convivial.

Face au succès des rencontres parisiennes, et convaincues de l’intérêt des réseaux professionnels, nous avons décidé avec Caroline Thibault d’organiser un évènement similaire dans l’Ouest de la France.

Qui est concerné?

Tous les professionnels de l’information du Grand Ouest : veilleurs, chargés d’études, documentalistes, community manager, professionnels de l’IE, du knowlege management et de la stratégie en entreprise.

Aspects pratiques :

- Nous vous attendrons Caroline et moi-même dans la salle à l’étage du bar Le Flesselles.
- Le café est proche de la gare (trois arrêts de tram).
- Un parking payant est situé à 100 m du bar.
Pour ceux qui le peuvent, nous vous conseillons de vous garer aux parkings relais situés autour de Nantes et de prendre un tramway (compter 20 mn de trajet).
- Enfin, la rencontre se terminant à 13h, vous pourrez vous restaurer sur place si vous le souhaitez (formules à partir de 8€).

Plus d’infos sur le Veille Lab :

- Page Facebook du VeilleLab
- Suivre @VeilleLab sur twitter

Votre e-card en quelques clics avec Retaggr

J’avais abordé dans mon précédent billet la possibilité de créer sa page perso en 10 minutes, aujourd’hui je vous propose de partager votre e-carte de visite en deux temps trois mouvements.

Après avoir créé votre compte (gratuitement) sur Retaggr, vous pourrez renseigner en détail vos coordonnées, contenus en ligne, réseaux sociaux, informations professionnelles… tout y est!

Une fois votre e-card créée, vous pourrez la publier sur votre site, la diffuser sur vos communautés en ligne, ou encore proposer un bouton « Click-to-add-me ».

Pour ma part, j’ai créé cette e-card en 5 minutes :

A vous de jouer!

En complément : je vous invite à consulter la fiche 2.2 consacrée aux hCards dans les Fiches pratiques du travailleurs du savoir de Christophe Deschamps.